2ème GUERRE MONDIALE


A
partir de 1930, les Italiens firent de l’Erythrée leur base de départ pour la conquête de l’Ethiopie. Ils recrutèrent dans la population de nombreux auxiliaires Erythréens (Ascaris)

Le 3 octobre 1935 à 5h 30 du matin le Général de Bono, le général Gabba, Cona, Caffa, traversent le fleuve Mareb suivit par la division Gavinana, devancé par les francs-tireurs Erythréens commandés par les officiers italiens.

Le 9 mai 1936, l’Italie proclame l’Empire Oriental Italien, après avoir conquis, l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie.

L'ANGLETERRE
Les britanniques mirent fin à la domination de l’Italie alliée de l’Allemagne durant la 2ème guerre mondiale.
Les anglais tentent de rallier les Erythréens à leur cause en leur promettant, le moment venu d'exercer leur droit à l'autodetermination.
L'avance britannique en Erythrée commença le 19 janvier 1941 par la prise de Kassala, localité située à la frontière du Soudan. Kassala avait été en butte à des assauts répétés, et les Italiens l'évacuèrent définitivement. Ensuite, les Anglais semblent avoir progressé en trois colonnes: celle du centre, en direction de Bisha qu'elle atteignit le 26, celle du nord, en direction de Gheru, que les Italiens évacuèrent sans combat, et celle du sud, en direction de Barentu, après un détour sur Tesseney. Dans l'extrême-sud de l'Erythrée, presque à la frontière éthiopienne, une petite colonne britannique s'avança sur Om-hager, mais n'entra en contact avec les troupes italiennes que plus tard. Les Italiens, en se repliant, se groupèrent sur les deux positions d'Agordat et de Barentu, où ils opposèrent une violente opposition à l'adversaire. Après trois jours d'une lutte acharnée, Agordat fut prise, le ler février, par les deux colonnes britanniques venant de Bisha et de Gheru, tandis que Barentu repoussa l'attaque frontale de la colonne de Tessenei. Le général Platt, commandant en chef des troupes anglaises, fait poursuivre, par une partie seulement de ses effectifs, les Italiens qui se repliaient d'Agordat sur Keren et envoie des détachements blindés en direction du sud, sur Barentu. Le résultat ne se fit pas attendre: le 3 février, c'était la chute de la position, qui s'était soudain trouvé attaquée de deux côtés. Cependant, la garnison parvint à se retirer en direction du sud-est , en passant par Tole.


Ce ne fut qu'à ce moment que le petit poste d'Om-Ager, qui se trouvait désormais totalement isolé, décida de se rendre.Ces combats de frontière prirent fin le 5 février, et le contingent britannique, qui avait enlevé Agordat, progressa le long de la voie ferrée Agordat-Keren-Massaoua. C'est dans le massif montagneux de Keren que le duc d'Aoste, vice-roi d'Abyssinie, avait concentré le gros des forces qu'il avait affectées à l'Erythrée. La position principale italienne se trouvait sur de hauts sommets ' aux abords arides et abrupts. Elle présentait pour l' assaillant des difficultés presque insurmontables. Aussi désignait-on Keren sous le nom de ,"Gibraltar de l'Erythrée". De plus, on avait atteint la période de l'année où de grosses chaleurs s'abattent sur le pays. Le manque d'eau obligea les chefs britanniques à mettre au point une organisation spéciale du train, avec d'innombrables colonnes de mulets. Dans la position proprement dite, que nous pouvons nous représenter comme un demi-cercle de plusieurs kilomètres de longueur, il y avait, selon les indications qui ont été publiées par la suite, cinq brigades coloniales et cinq bataillons de troupes italiennes de la métropole, en plus d'une forte artillerie et du matériel de tranchées en abondance, par conséquent, au total, environ 30 000 hommes. Les assaillants, dont les troupes étaient composées principalement de contingents hindous, de highlanders" et de bataillons anglais, furent obligés de se frayer, à grand' peine et avec des pertes sensibles, un passage jusqu'aux abords de cette véritable citadelle, pour se mettre ensuite à l'assiéger littéralement.

Le général Platt engagea autour de Keren, dans le nord de l'Érythrée, toutes les forces disponibles, auxquelles se joignirent même, plus tard, des troupes gaullistes. Cependant, ces détachements furent tout d'abord obligés de surmonter les défenses italiennes frontalières de Carora et, le long de la côte, de Mersa Taclai et de El Ghena, afin de gagner le flanc droit de la position de Keren. Ils atteignirent Mersa Taclai le 10 février et El Ghena le 12 et, n'ayant à leur disposition, ni détachements blindés, ni détachements motorisés, ils n'avancèrent que lentement vers le sud. Une autre décision stratégique était conjointement prise: on dirigea les détachements venant de Barentu sur Adi Ugri, situé au sud d'Asmara, afin de barrer ainsi la communication entre Keren, Asmara. Ce que l'on sait ne permet pas de dire si ces colonnes ont effectivement atteint Adi Ugri. Par contre, il est certain qu'un détachement britannique atteignit, le 14 février, Areza (à 50 kilomètres au sud-ouest d'Asmara). Il faut cependant reconnaître que, lorsqu'en mars, les Italiens se replièrent d'Asmara en direction d'Adua, en Ethiopie, c'est-à-dire vers le sud, ils ne furent pas entravés dans leur retraite.

Parallèlement à ces mesures secondaires, le général Platt préparait l'encerclement tactique de la position de Keren, aussi bien par le nord que par le nord-ouest. Aux environs du 19 février, cet investissement était terminé. Le groupe qui venait du nord avait occupé Kubkub, le 23 février, et était arrivé, le 27, à 25 kilomètres de Keren, après avoir pris Kelhamet. Alors commencèrent de terribles combats, jour et nuit, sans trêve, autour de la position de Keren proprement dite. Ils furent d'autant plus meurtiers que les Italiens répliquèrent très souvent par de vigoureuses contre-attaques. C'est au cours d'une de ces dernières, que tomba le vaillant général Lorenzini. Le 3 mars, le groupe du nord avait conquis le col de Mescelit entre Kelhamet et Keren et occupé ainsi une position de départ, pour prendre les Italiens à revers. Grâce au concours ininterrompu de la R.A.F., avec laquelle l'aviation italienne n'était plus en état de se mesurer, les combats autour de Keren prirent, à partir du 16 mars, une violence extrême qui devait amener une décision.

La lutte se poursuivit cependant avec un acharnement tragique, pendant près de deux semaines. On suppose que l'assaillant était inférieur en nombre au défenseur. En ce qui concerne les derniers jours de la résistance, divers communiqués mentionnent que les combats se déroulèrent, de jour, par une chaleur accablante et, de nuit, par un froid intense. Au cours des dernières 24 heures, des troupes hindoues réussirent, après de véritables prouesses, à atteindre des sommets, dépassant encore ceux tenus par les troupes italiennes. Des mitrailleuses y furent installées, qui appuyèrent avec succès l'attaque frontale menée par des régiments écossais et hindous.

Au cours des quatre derniers jours de l'attaque, la R.A.F. lança environ 40 tonnes de bombes explosives sur les positions ennemies, Malgré cela, et jusqu'à la dernière minute, les Italiens entreprirent, en divers endroits, des contre-attaques désespérées. Il n'y en aurait pas eu moins de douze. La prise de cette position de montagne permit à des divisions blindées britanniques de pénétrer à Keren le 27 mars, à 7 heures du matin.
De Keren une route, bordée de montagnes des deux côtés, mène, par d'étroits lacets, jusqu'à Asmara, également située cri altitude. C'est là que se retira ce qui restait des troupes italiennes (5800 hommes avaient été tués ou blessés; 4900 autres, faits prisonniers). Les arrière-gardes tentèrent d'arrêter les colonnes britanniques qui les poursuivaient, soit en faisant sauter la route, soit en disposant aux endroits propices des "nids" de mitrailleuses.

Malgré les attaques en rase motte de leurs aviateurs, les Anglais ne parvinrent pas à avancer rapidement sur Asmara. Lorsque, le 1 er avril seulement, les troupes britanniques s'approchèrent (l'Asmara, la ville capitula. C'était là un résultat surprenant et inattendu. La position naturelle (l'Asmara était presque aussi forte que celle de Keren, Il est permis de supposer que les ascaris du duc d'Aoste, ébranlées par l'impression qu'elles avaient ressentie lors de la bataille de Keren avaient perdu leur ardeur combattive. Les derniers contingents italiens se replièrent d'Asmara en éventail: une partie sur Massawa, une autre en direction du sud par Adoua sur Dessié, et une partie en direction du sud-ouest, sur Gondar. Les colonnes britanniques poussèrent immédiatement en avant vers Massawa et, en direction sud, vers Dessié. Le port de Massawa ne pouvait plus être défendu. Cette localité est située au bord de la mer, au bas des pentes, sur le haut desquelles se trouve Asmara. Quelques positions isolées dotées de mitrailleuses essayèrent encore d'arrêter les Anglais, Ces derniers durent procéder au ,nettoyage" des champs de mines, établis par les Italiens, à l'est et au sud d'Asmara. Cette action prit un certain temps, aussi ne fut-ce que le 4 avril, que (les parlementaires britanniques firent savoir aux défenseurs italiens de Massawa, qu'une attaque générale de la ville causerait inévitablement de lourdes pertes et que, d'autre part, la population d'Asmara, forte de 100'000 âmes à cette époque, se trouverait dans une situation économique difficile, ses stocks de ravitaillement touchant à leur fin. Les Italiens refusèrent de capituler et ce ne fut qu'après 18 heures de combats acharnés, que les vaillants défenseurs furent dans l'obligation de déposer les armes et de se rendre. En l'occurrence, ce furent les forces gaullistes qui, les premières, prirent la ville d'assaut.Voir cimetière Italien

Par la conquête du triangle Keren-Asmara-Massawa, la résistance italienne en Érythrée était brisée. Il ne restait plus à anéantir que (le petites positions situées clans le sud-est de l'Érythrée, dans cette étroite bande de territoire qui s'étend entre la mer Rouge et l'Abyssinie, en direction de la Somalie française. Le général Pratt envoya des patrouilles motorisées, afin d'éliminer ces derniers petits foyers de résistance. Le port d'Assab était toujours entre les mains des Italiens, mais il n'avait aucun espoir (le tenir longtemps encore, au cas où se déclencherait un assaut combiné de terre et de mer, désormais possible.

les Britanniques mirent fin, en 1941, à la domination italienne, mais l'Erythrée, subira encore la domination coloniale durant plusieurs années.
Voir cimetière des troupes anglaise

L'ETHIOPIE
Les Anglais occupèrent l’Erythrée jusqu’en 1952. l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, , décida en septembre 1952 que l’Erythrée serait fédérée à la couronne éthiopienne, mais avec des institutions démocratiques :une Assemblée élue au suffrage universel désignant le chef de l’exécutif, des partis politiques et des syndicats libres. Malgré l’opposition des Ethiopiens, partisan de l’amharique, le tigrinya et l’arabe devenaient les langues officielles de l’Erythrée.

Les Ethiopiens provoquèrent en 1955 un retournement de majorité à l’Assemblée, la même année elle imposa l’interdiction des partis et des réunions politiques, l’abandon du drapeau érythréen (1959),l’adoption des lois éthiopiennes, l’obligation d’employer l’amharique, et la réunion à l’empire en 1962.

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