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Histoire
de L’Erythrée |
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' ANTIQUITE Durant des siècles, l’Erythrée fut un des itinéraires commerciaux principaux des périodes
antiques de plusieurs royaumes sur la mer Rouge et dû subir plusieurs
conquêtes.Les Egyptologues suggèrent que le secteur était
probablement le pays sacré de Pount, à laquelle la Reine Hatshepsout
envoya une expédition conduite par Senmout.
Le nom Erythrée fut donné par les Grecs de l’antiquité pour désigner la Mer Rouge, il est à l’origine d’une algue bleue nommée thrichodesmium erythreaum. Ses régions, étaient sillonnée de peuples pastoraux nilotique, couchitique, et de populations sémitiques qui sont venues du royaume yéménite de Saba au 1er millénaire avant J-C. Ptolémée Philadelphe fonda au milieu du IIIème siècle av.J-C le port d’Adoulis, situé à l’emplacement du village de Zoula, près de Massawa, que Pline, vers l’an 75 de l’ère chrétienne, considérait comme l’une des escales les plus importantes de la Mer Rouge. En effet des marchands guerrier en provenance de l’Inde par l’océan Indien, l’Arabie, le Soudan, l’Egypte transitaient par ce port d’échanges. LE
CHRISTIANISME AXOUM L'ISLAM En
1557,
les Ottomans occupèrent la régions côtière
jusqu’au 19ème siècle,
et les Egyptiens à partir de la deuxième moitié du
19ème siècle occupèrent
LES PUISSANCES EUROPEENNES L'Angleterre
la première, agrippée dès 1838
aux rochers d'Aden, s'empare de l'ile de Périm qu'elle fortifie,
afin de contrôler, à son profit exclusif, le détroit
de Bab-el-Manded : la Porte de l'Enfer. En 1884,
l'Angleterre occupe Zeïla et Berbera, elle sut apaiser les craintes
de Ménélik II par le traité que l'amiral Hewet conclut
et qui, notamment, garantissait à l'Éthiopie le libre transit
par Massaoua, des marchandises destinées aux états du Négus
ou en provenant. Il peut n'être pas d'un intérêt purement historique de mentionner, à cette place, que, quand les Russes, après le traité de Paris en 1856, évacuèrent l'Ile aux Serpents à l'embouchure du Danube, il fut convenu que les Anglais, de leur côté, abandonneraient Périm. Ces deux îles devaient recevoir une destination essentiellement neutre, pour servir de « points » à la navigation interocéanique. Des phares devaient y être aménagés et entretenus par une contribution des navigateurs, de tout pavillon, fréquentant le Danube et le détroit de Bab-el-Mandeb. En 1884, la France prend effectivement possession d'Obock. De 1884 à 1888, elle étend son influence à Tadjoura, à Doulloul, à Soukti, à Sagallo, à Ambado et annexe les îles « Les Frères ». En 1888, après avoir occupé les îles Mousah et Bab, elle s'installe à Djibouti. La Côte française des Somalis est constituée. Elle est l’œuvre de la diplomatie tenace du gouverneur Lagarde. En 1873, antérieurement à l’installation sur la côte des Somalis, M. de Sarzec, consul de France à Massaoua, fut envoyé en mission auprès d'Atié Yohannés. L'ITALIE Le 1er janvier 1890, le Roi Humbert 1er officialise le nom de l’Erythrée sur la suggestion de l’écrivain italien Carlo Dossi (secrétaire du Premier Ministre Francesco Crispi). L'Italie porte ensuite des regards sur les hauts plateaux éthiopiens. Elle croit détenir les bases d'action qui rendront possible une conquête éventuelle. Dès ce moment, le conflit est ouvert entre l'Italie et l'Éthiopie. Yohannès, qui, à la suite de négociations avec l'Égypte, première occupante de Massaoua, avait réclamé un droit de préemption et obtenu que ce port ne tomberait dans les mains d'aucune autre puissance et fort du traité Hewet protesta énergiquement. Les
Italiens, après avoir fortifié Massaoua, franchirent la
frontière et pénétrèrent à Atié Yohannès, dont le fils était mort prématurément, manifesta l'intention de distendre ses liens avec Ménélik II. Celui-ci, mécontent, s'isola alors, dans le Choa et se montra quelque peu accessible aux protestations d'amitié et aux offres que lui firent certains Italiens. Il prépara avec eux un premier arrangement (1887) qui lui reconnaissait la couronne et la possession immédiate de territoires déjà partiellement occupés par l'armée italienne. Il reçut également des armes et des munitions. l'Angleterre excita la ferveur chrétienne du Négus Yohannes IV et parvint à le convaincre que le madhisme représentait un danger aussi grave, pour la foi, que celui qui avait menacé l'Éthiopie au temps de Mohammed Gragne. L'empereur n'écoutant que son zèle religieux, attaqua furieusement les derviches, s'empara de Gallabat, mais fut tué à la fin du combat. Le général Italien San Marzano sut très bien profiter de la diversion . Ne rencontrant plus aucune résistance sérieuse il reprit dès que les armées de Yohannès se trouvèrent aux prises avec les Madhistes la marche en avant. Il réoccupa Dogali où, deux ans avant, les troupes italiennes avaient subi un premier échec. UCCIALI
(WUTCHALE)
En
1889, au moment où mourait Yohannès
et à l'heure même où Ménélik II recevait
l'investiture impériale, les Italiens avaient repris leur marche
en avant et s'étaient réinstallés à Dogali.
En 1890 et 1891, poursuivant d'accord avec
le cabinet de Londres, ils occupaient le Bénadir, au sud du Somaliland.
Peu après, Anglais et Italiens signaient les traités de
démembrement des 24 mars-15 avril 1891.
Ces traités reconnaissaient à l'Italie une sphère
d'influence un protectorat qui embrassait l'Éthiopie tout entière,
y compris le Harrar. Ils portaient atteinte, sur ce dernier point, à
un arrangement franco-anglais du 2 février
1888, qui avait stipulé que les deux gouvernements «s'engagent
à ne pas chercher à annexer le Harrar ou à le placer
sous leur protectorat. Le
traité d'Ucciali renouvelait les engagements de l'arrangement intervenu
deux années auparavant. Au lendemain de la rupture du pacte qui
devait assurer, automatiquement, à Ménélik II la
succession au trône impérial, cet arrangement lui avait reconnu
la couronne en échange de sa neutralité. . L'empereur qui
avait cru conclure un traité d'amitié et de commerce, se
trouvait, par le machiavélisme d'une traduction avoir accepté
un protectorat. On sait que le texte ahmarique avait seul reçu
le sceau du Négus et la signature du plénipotentiaire italien.
On sait aussi que l'article 17 qui portait les mots : « S. M. l'Empereur
d'Éthiopie aura la faculté de se servir des agents du gouvernement
italien, etc... » avait été « renforcé
» dans la traduction italienne. A la place du mot « faculté
» on avait prévu « obligation ». En 1893,
Ménélik II prit le parti de rompre. Il dénonça
formellement le traité d'Ucciali, fit part de sa décision
aux puissances européennes, proclamant son indépendance,
et signifia qu'il n'avait « plus aucun engagement envers le roi
Humbert ». Le Négus remboursa, en même temps, les quatre
millions qui lui avaient été prêtés par l'Italie.
ADOUA
Enfin, toujours en janvier 1897, était signé un arrangement décidant que « conformément à la convention unissant par amitié la France et l'Éthiopie et déclarant le port français de Djibouti débouché officiel du commerce de l'Éthiopie, les approvisionnements, marchandises, armes et munitions destinés à Sa Majesté l'empereur, y passeront en franchise »... Dans le domaine économique, un traité de commerce et d'amitié est intervenu entre l'Italie et l'Éthiopie. Il a été signé à Addis Abeba le 21 juillet 1906 et a été ratifié par le roi d'Italie le 8 octobre de la même année. En ce qui concerne les limites territoriales, elles ont été fixées par des accords successifs : du 10 juillet 1900 relatif à la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée (et sa note annexe du 15 mai 1902 également signée par l'Angleterre, car elle visait la frontière entre le Soudan et l'Érythrée) du 16 mai 1908 pour la délimitation du Benadir; du 16 mai 1908 (avec son acte additionnel) pour la délimitation de l'Érythrée. Le 13 décembre 1906 un traité signé par l’Angleterre, la France et l’Italie délimitent leurs sphères d’influences, dénoncé en 1906 par l’Italie de Mussolini. LA
2ème GUERRE MONDIALE Le 3 octobre 1935 à 5h 30 du matin le Général de Bono, le général Gabba, Cona, Caffa, traversent le fleuve Mareb suivit par la division Gavinana, devancé par les francs-tireurs Erythréens commandés par les officiers italiens. Le 9 mai 1936, l’Italie proclame l’Empire Oriental Italien, après avoir conquis, l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie.
L'ANGLETERRE Les anglais tentent de rallier les Erythréens à leur cause en leur promettant, le moment venu d'exercer leur droit à l'autodetermination. L'avance
britannique en Erythrée commença le 19
janvier 1940 par la prise de Kassala, localité située
à la frontière du Soudan. Kassala avait été
en butte à des assauts répétés, et les Italiens
l'évacuèrent définitivement. Ces
combats de frontière prirent fin le 5 février,
et le contingent britannique, qui avait enlevé Agordat, progressa
le long de la voie ferrée Agordat-Keren-Massaoua. C'est dans le
massif montagneux de Keren que le duc d'Aoste, vice-roi d'Abyssinie, avait
concentré le gros des forces qu'il avait affectées à
l'Erythrée. La position principale italienne se trouvait sur de
hauts sommets ' aux abords arides et abrupts. Elle présentait pour
l' assaillant des difficultés presque insurmontables. Aussi désignait-on
Keren sous le nom de ,"Gibraltar de l'Erythrée". De plus,
on avait atteint la période de l'année où de grosses
chaleurs s'abattent sur le pays. Le manque d'eau obligea les chefs britanniques
à mettre au point une organisation spéciale du train, avec
d'innombrables colonnes de mulets. Le général Platt engagea autour de Keren, dans le nord de l'Érythrée, toutes les forces disponibles, auxquelles se joignirent même, plus tard, des troupes gaullistes. Cependant, ces détachements furent tout d'abord obligés de surmonter les défenses italiennes frontalières de Carora et, le long de la côte, de Mersa Taclai et de El Ghena, afin de gagner le flanc droit de la position de Keren. Ils atteignirent Mersa Taclai le 10 février et El Ghena le 12 et, n'ayant à leur disposition, ni détachements blindés, ni détachements motorisés, ils n'avancèrent que lentement vers le sud. Une autre décision stratégique était conjointement prise: on dirigea les détachements venant de Barentu sur Adi Ugri, situé au sud d'Asmara, afin de barrer ainsi la communication entre Keren, Asmara. Ce que l'on sait ne permet pas de dire si ces colonnes ont effectivement atteint Adi Ugri. Par contre, il est certain qu'un détachement britannique atteignit, le 14 février, Areza (à 50 kilomètres au sud-ouest d'Asmara). Il faut cependant reconnaître que, lorsqu'en mars, les Italiens se replièrent d'Asmara en direction d'Adua, en Ethiopie, c'est-à-dire vers le sud, ils ne furent pas entravés dans leur retraite. Parallèlement à ces mesures secondaires, le général Platt préparait l'encerclement tactique de la position de Keren, aussi bien par le nord que par le nord-ouest. Aux environs du 19 février, cet investissement était terminé. Le groupe qui venait du nord avait occupé Kubkub, le 23 février, et était arrivé, le 27, à 25 kilomètres de Keren, après avoir pris Kelhamet. Alors commencèrent de terribles combats, jour et nuit, sans trêve, autour de la position de Keren proprement dite. Ils furent d'autant plus meurtiers que les Italiens répliquèrent très souvent par de vigoureuses contre-attaques. C'est au cours d'une de ces dernières, que tomba le vaillant général Lorenzini. Le 3 mars, le groupe du nord avait conquis le col de Mescelit entre Kelhamet et Keren et occupé ainsi une position de départ, pour prendre les Italiens à revers. Grâce au concours ininterrompu de la R.A.F., avec laquelle l'aviation italienne n'était plus en état de se mesurer, les combats autour de Keren prirent, à partir du 16 mars, une violence extrême qui devait amener une décision. La lutte se poursuivit cependant avec un acharnement tragique, pendant près de deux semaines. On suppose que l'assaillant était inférieur en nombre au défenseur. En ce qui concerne les derniers jours de la résistance, divers communiqués mentionnent que les combats se déroulèrent, de jour, par une chaleur accablante et, de nuit, par un froid intense. Au cours des dernières 24 heures, des troupes hindoues réussirent, après de véritables prouesses, à atteindre des sommets, dépassant encore ceux tenus par les troupes italiennes. Des mitrailleuses y furent installées, qui appuyèrent avec succès l'attaque frontale menée par des régiments écossais et hindous. Au
cours des quatre derniers jours de l'attaque, la R.A.F. lança environ
40 tonnes de bombes explosives sur les positions ennemies, Malgré
cela, et jusqu'à la dernière minute, les Italiens entreprirent,
en divers endroits, des contre-attaques désespérées.
Il n'y en aurait pas eu moins de douze. La prise de cette position de
montagne permit à des divisions blindées britanniques de
pénétrer à Keren le 27 mars,
à 7 heures du matin. Par
la conquête du triangle Keren-Asmara-Massawa, la résistance
italienne en Érythrée était brisée. Il ne
restait plus à anéantir que (le petites positions situées
clans le sud-est de l'Érythrée, dans cette étroite
bande de territoire qui s'étend entre la mer Rouge et l'Abyssinie,
en direction de la Somalie française. les Britanniques mirent fin, en 1941, à la domination italienne. L'ETHIOPIE Les Ethiopiens provoquèrent en 1955 un retournement de majorité à l’Assemblée, la même année elle imposa l’interdiction des partis et des réunions politiques, l’abandon du drapeau érythréen (1959),l’adoption des lois éthiopiennes, l’obligation d’employer l’amharique, et la réunion à l’empire en 1962. Bibliographie voir menu "livres" |